"Importunez-Moi"

"Importunez-Moi"

biblefoi" Il leur dit encore : Lequel d’entre vous aura un ami qui se rendra chez lui au milieu de la nuit pour lui dire : Ami, prête moi trois pains, car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir ? Si, de l’intérieur, l’autre lui répond : Ne me cause pas d’ennui, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi nous sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner (des pains) –– je vous le dis, même s’il ne se lève pas pour les lui donner, parce qu’il est son ami, il se lèvera à cause de son importunité et lui donnera tout ce dont il a besoin. Et moi, je vous dis : Demandez et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et à celui qui frappe on ouvrira. Quel père parmi vous, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? Ou (s’il lui demande) du poisson, lui donnera t’il un serpent au lieu d’un poisson ? Ou s’il demande un œuf, lui donnera t’il un scorpion ? Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera t’il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent (Luc 11.5:13). "

Parmi toutes les leçons de cette parabole il en est une qui ressort avec force pour tous ceux et celles qui cherchent auprès de Dieu un exaucement de prière (je parle ici de prière selon Sa volonté bien sûr). C’est avec une insistance sans gêne, avec une obstination n’admettant  aucun refus et une assurance et une foi déterminées que nous devons nous approcher du trône de la grâce " afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins (Hébreux 4:16). " Nous ne devons pas nous autoriser d’arrêter de demander, de chercher, de frapper, avec une persévérance audacieuse. Cet homme  n’arrêtait pas de frapper à la porte jusqu’à ce qu’elle s’ouvre. Il quémandait sans relâche jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il souhaitait pour lui et pour son ami.

Bien aimés, nous ne prêchons pas l’effronterie mais bien la ténacité et l’acharnement spirituel imageant cette forme de violence qui s’accaparent les promesses célestes. " Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est forcé, et ce sont les violents qui s'en emparent (Matthieu 11:12). " S’emparer du  royaume des cieux demande un combat de chaque instant, nos prières ne s’arrêteront qu’avec leurs exaucements. Chaque moment est propice pour assiéger le ciel, le matin pendant la toilette, ensuite sur la route vers notre travail, pendant les poses de la journée, le soir dès que nous avons un moment. Il faut savoir ce que nous voulons et arrêter à tout prix les écrans de télévision, d’ordinateur, de jeux vidéo, de téléphone, et tout ce qui peut nous distraire de notre quête, " Le royaume des cieux est forcé."

Lorsque nous nous approchons de Dieu, il n’y a pas de mal à le faire avec audace, ne laissons pas le diable nous détourner de notre objectif par ses mauvaises influences.  Dieu affectionne que l'on frappe avec insistance aux portes du ciel, Il affectionne ceux qui, par leur entêtement, ne lui laissent aucun répit en Le mettant de la sorte à l'épreuve: " Mettez-moi de la sorte à l'épreuve, dit l'Eternel des armées. Et vous verrez si je n'ouvre pas pour vous les écluses des cieux, si je ne répands pas sur vous la bénédiction en abondance (Malachie 3:10). " Ce qui  a été valable pour Jérusalem l’est pour nous aujourd’hui dans nos vies : " Sur tes murs, Jérusalem, j’ai posté des gardes ; de jour comme de nuit, ils ne se tairont pas. Vous qui évoquez le Seigneur, pas de répit pour vous! Ne lui laissez aucun répit, jusqu’à ce qu’il rétablisse Jérusalem et en fasse un sujet de louange sur la terre (Esaïe 62:6). " Sommes-nous prêts à mourir à nous-mêmes et à tous nos plaisirs légitimes en priant et en ne Lui laissant aucun répit jusqu’à ce qu’Il  accomplisse notre demande.  Dieu désire que nous soyons comme Jacob qui, lors de sa  lutte avec son Dieu,  affirma qu’il ne Le laisserait pas aller sans qu’il ne soit béni par lui. " Il peut faire tout ce qu’Il veut avec moi. Mais je t’en prie, exauce-moi! Accorde-moi ta bénédiction (Genèse 32.26)." Comme Jacob, voulons-nous aussi sortir vainqueur de l’épreuve de la foi? Il nous faut apprendre à batailler avec le Seigneur jusqu’à ce que, " vaincu " d’une certaine manière par nos prières, il nous accorde sa grâce.

" Et moi, je vous dis : Demandez et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira."Dans le langage grec, le présent de l’impératif décrit une action qui dure. Les verbes " demandez ", " cherchez " et " frappez " signifient textuellement " continuez à demander, " " continuez à chercher, " et " continuez à frapper."" Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard? (Luc 18:7). " Il est de notre responsabilité de recevoir ou non ce que nous cherchons, c’est à nous de croire que Dieu est le rémunérateur de ceux qui le cherchent : " Mais, quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? (Luc 18:8), " trouve t’Il la foi dans notre cœur ? " Mais qu'il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre. Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur: C'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies (Jacques 1:6-8). " Bien souvent nous sommes dans la tristesse lorsque Le Seigneur semble ignorer nos prières d’un instant. Mais en réalité, nous ne recevons pas parce que nous ne sommes pas prêts à nous investir à fond dans nos demandes. Nous ne sommes pas résolus à recevoir comme Jacob, nous sommes bien souvent responsables de nos échecs, nous nous relâchons trop vite.

Frères et sœurs, y-a-t-il  une promesse, en accord avec l’évangile, que nous voudrions recevoir ? Je nous rappelle qu’en Christ "pour ce qui concerne toutes les promesses de Dieu, c'est en lui qu'est le oui; c'est pourquoi encore l'Amen par lui est prononcé par nous à la gloire de Dieu (2 Corinthiens 1:20). " Désirons-nous du " pain de Vie " pour nous-mêmes et pour nourrir nos proches ? Dieu nous a tout donné en Christ, alors il est temps de mettre notre volonté à contribution et d’assaillir le trône de la grâce sans relâche, sans nous donner de repos et quelque soit le temps que Sa réponse mette à venir. Ne baissons pas les bras comme Moise sur la montagne, il nous sera donné ; nous trouverons ; il nous sera ouvert.

Ecoutons et recevons ce commandement divin et discernons la leçon de Sa parabole : " Et moi, je vous dis : Demandez et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira "." Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher (Luc 18:1 )."

 

Frédéric

Ecoutons et recevons ce commandement divin et discernons la leçon de Sa parabole : " Et moi, je vous dis : Demandez et l’on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l’on vous ouvrira "." Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher (Luc 18:1 )."

 

Frédéric

Souffrir patiemment!

biblefoi"Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion (Jacques 5:11)."

Bien aimés, la souffrance fait partie de la marche du chrétien et devrait être d’avantage abordée dans nos échanges spirituels. Cette réalité n’était pas étrangère aux premiers chrétiens : "Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu'il prie. (Jacques 5:13 )." Nous ne pouvons pas grandir dans la foi et la consécration sans souffrance, nous ne pouvons vivre un riche et vivant christianisme sans souffrance. " Il s'éleva un grand tourbillon, et les flots se jetaient dans la barque (Marc 4:37). " Obéir au Seigneur Jésus-Christ implique nécessairement de traverser des moments pénibles. Il y a une raison à cela.

Combien de fois ne nous sommes-nous pas déjà fait la réflexion que nous vivions des temps de fournaise après des temps de riche communion avec le Seigneur. Il est des moments où le Saint-Esprit nous attire et nous rapproche délicieusement de Sa Divine Présence et nous pousse délicatement à monter sur l’autel  de la consécration. C’est Son amour qui nous attire à Lui donner toute notre vie, à désirer une plus grande part de Sa Vie, à vouloir disparaître totalement et définitivement en Lui. N’est ce pas ? Et quelle n’est pas notre surprise d’expérimenter les jours suivants : fournaises et tempêtes occasionnant dans notre cœur une véritable souffrance.

Chers frères et sœurs, dans le cadre de la consécration, les difficultés que nous pouvons traverser ne signifient nullement que Dieu est absent, ou que nous avons péché, ou qu’un quelconque jugement divin nous atteint.
Mais alors d’où vient donc cette souffrance et qui est-elle, quel est son but ? Il nous est impossible de faire le tour de la question mais nous savons qu’une des raisons principales de la souffrance est simplement l’exaucement de nos prières de consécration. Lorsque nous accomplissons notre part en montant sur l’autel de la consécration et que nous désirons sincèrement nous y installer pour plaire à Dieu, il nous faut comprendre qu’ensuite Il va accomplir la Sienne. Il faut que le feu descende et vienne purifier le sacrifice de nos vies car rien de l’homme ne peut satisfaire Son cœur et rien de notre vieille nature ne peut Lui être agréable.

Le problème que Dieu rencontre, c’est que lorsque les premières flammes viennent « lécher » notre corps et que la douleur se fait ressentir de plus en plus forte, notre réflexe incrédule est de descendre de l’autel prétextant toutes sortes de bonnes raisons dites spirituelles. Les amis de Job prêchaient de bons arguments religieux pour détourner Job de sa patience, des arguments très intéressants mais pas du tout adaptés. Attention à nos pensées mensongères, elles proviennent de notre peur. Les disciples dans la barque s’interrogeaient eux-aussi sur la miséricorde et la compassion du Seigneur, "Maître, ne t'inquiètes-tu pas de ce que nous périssons? (Marc 4:38)." Il est vrai que ce n’est pas facile de patienter dans l’épreuve lorsque nous croyons que Dieu ne fait rien, surtout lorsque la barque de notre vie se remplie dangereusement d’eau. Ils sont descendus de l’autel par manque de foi, "Puis il leur dit: Pourquoi avez-vous ainsi peur? Comment n'avez-vous point de foi? (Marc 4:40)," et ont même « ordonné » à Jésus d’arrêter la tempête. Ils ne se doutaient pas que cette prière incrédule contrariait l’œuvre du Seigneur et repoussait leur formation spirituelle. La souffrance rebute les chrétiens charnels, ils ne distinguent pas que quelque chose au profond d’eux-mêmes doit aussi « périr » dans les flammes de la fournaise. L’exaucement de notre désir d’échapper à la souffrance ne signifie pas que Dieu est d’accord avec nous. " Si quelqu'un veut venir après moi, dira le Seigneur, qu'il renonce à lui-même et à toutes ses revendications, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive, sans la négliger (Matthieu 16: 24). " Mais dans Sa bonté, Il va cependant user de patience… Nous devons apprendre à ne plus fuir mais à affronter les éléments déchainés à l’image de notre Maître: " Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. (Matthieu 26:39)".

La bonne attitude est d’abord de bien comprendre  que le Seigneur ne veut pas nous abandonner dans nos situations déplaisantes et qu’Il marche avec nous du début à la fin, même si nous n’en avons pas conscience. Ensuite il est bon d’imposer à son âme le calme et le silence afin de pouvoir discerner que la souffrance, si elle n’est pas notre amie n’est pas pour autant notre ennemi. Il nous faut la voir plutôt comme une alliée et une opportunité à être élevé en gloire ; un moyen pour Dieu de purifier toutes les « scories » de nos vies afin d’agréer notre sacrifice. Et enfin, la bonne attitude sera de nous abandonner entre les mains du Maître et de traverser par la foi patiemment toute forme de souffrance car Celui qui nous dit : "Passons à l'autre bord (Marc 4 :35)," a aussi le pouvoir d’accomplir Sa Parole. Facile à dire me direz-vous mais pas impossible car tout est mesuré. "Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter  (1 Corinthiens 10:13)." Il ne faudra pas longtemps pour que nous devenions comme Christ : "Homme de douleur et habitué à la souffrance (Esaïe 53:3)."

Souffrir patiemment nous libérera de tout ce qui contrarie l’œuvre de Dieu et nous entrainera dans une plus grande maturité spirituelle. Nous goûterons une bénédiction nouvelle dans une communion avec Lui, ignorée jusqu’alors (sans bien sûr rechercher et idolâtrer la souffrance). Après avoir livré nos vies en sacrifice (non pour les péchés car cela a été l’œuvre de Christ) dans un esprit de consécration, la souffrance provoquée par les flammes purificatrices engendrera un brisement indispensable propice à l’œuvre de Dieu. Alléluia. "Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; Et l'œuvre de l'Eternel prospérera entre ses mains (Esaïe 53:10)." Non, un chrétien désireux de plaire à son Dieu ne peut faire l’économie de la souffrance, c’est spirituellement impossible car c’est un exaucement de prière. C’est notre regard sur elle qui doit changer. Frères et sœurs, renonçons à nous-mêmes et ne descendons plus de nos « autels », ne cédons pas à la panique mais traversons, traversons, et traversons encore avec une foi ferme, Christ nous attend de l’autre côté : " nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment (Jacques 5:11)," " Il est bon d'attendre en silence… (Lamentations 3:26). "

Frédéric

Porter encore plus de fruit.

biblefoi" ...tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit (Jean 15:2)".

Vouloir porter plus de fruit n’est pas un désir anormal pour un chrétien normalement constitué.  Même si nous en portions déjà, l’Esprit du Seigneur nous y incite afin de glorifier le seul nom de l’Eternel. C’était le cas pour Job : " C'est un homme intègre et droit, il craignait Dieu et il se détournait du mal (Job 1:8). " Nous voyons ici que le fruit que Dieu attend est celui qui est en rapport direct avec le premier commandement. Aimer Dieu c’est obéir; pourtant Job va être émondé pour qu’il puisse en porter encore plus. Si nous  désirons porter de véritables fruits pour le Seigneur, ce n’est pas en augmentant la quantité de nos œuvres ou de nos efforts, mais en comprenant  la nécessité de supporter une taille rigoureuse dans notre vie de la part du Divin Vigneron. Il doit pouvoir couper et enlever tout ce qui est inutile et source d’interférence entre nous et Lui sous quelque forme que cela soit. Job portait un bon fruit, mais quelque chose en lui devait être émondé, séparé,  pour qu’il puisse encore progresser.

De nombreux textes de la Bible nous démontrent que le peuple de Dieu est une vigne de l’Eternel. L’Eglise est une vigne de l’Eternel et chaque chrétien est une vigne à part entière de Dieu, "Une plantation de l'Éternel, pour servir à sa gloire (Esaïe 61:3)". Le taillage de cette plantation est indispensable pour assurer sa survie et éviter la prolifération de feuillages  inutiles (il s’agit ici de l’esbroufe souvent envahissante et superflue dans nos vies chrétiennes). Notre nature humaine a tendance à laisser se développer anormalement une quantité de choses spirituelles et humaines inutiles au royaume de Dieu. Nous emmagasinons une somme importante d'activités, de plaisirs, de loisirs, de comportements religieux, de raisonnements bibliques,  prenant de la place en vain et annihilant ainsi le bon développement de notre marche chrétienne.

Or, ce n'est pas une croissance démesurée  et  à tout va que le Vigneron recherche, mais une production de fruits de qualité, moins nombreux mais de qualité. L’important n’est pas de se satisfaire soi-même par tel ou tel fruit, mais que le Christ le soit, et pour cela il nous faut expérimenter l’émondage nécessaire des choses superflues de nos vies. Il ne suffit pas d’être attaché au Cep, il nous faut être débarrassé de nos vanités. On ne peut y échapper ! Le mot grec original signifie : nettoyer, décrasser, enlever les impuretés, les saletés, tailler les vignes des pousses inutiles. Une âme et un esprit mélangés sont à origine de toutes ces impuretés, cela produit un « tohubohu » spirituel dans l’enfant de Dieu ; cela l’entraine à vivre  un christianisme religieux et austère. Cette confusion est fatale pour la vie spirituelle. Il faut absolument les séparer pour espérer retrouver la vie vivifiante du Seigneur.

Savez-vous que le « sécateur » de Dieu est tenu par Sa main pleine d’amour, de compassion, et de fidélité et que ce « sécateur » n’est autre que Son Esprit et sa Parole ? En règle générale, les deux agissent ensemble, la Parole étant l'instrument du Saint-Esprit, son épée (Éphésiens 6.17) pour émonder, couper et partager : "Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur (Hébreux 4:12)". Dieu seul a le pouvoir d’opérer cette œuvre chirurgicale, « et la circoncision c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre (Romains 2) », elle est d’ordre spirituelle. Aucune école biblique, aucune méthode, aucun système religieux n’est en capacité de nous faire atteindre cette position. C’est Son œuvre, « …il l'émonde… ».  La Parole de Dieu révélée en nous par le Saint-Esprit entame un processus de séparation entre le terrestre et le céleste, elle remet au fond de notre être les choses à leur juste place afin de nous donner la possibilité de reconnaître ce qui est psychique de ce qui est spirituel  et de porter « encore plus de fruit ». L’âme et notre esprit sont deux entités bien différentes qui doivent impérativement reprendrent leur place initiale d’avant la chute, " …une circoncision faite non de main d’homme, mais de la circoncision de Christ qui consiste à être dépouillé du corps de la chair, de l’homme livré à lui-même   (surtout dans le domaine spirituel) (Colossiens 2: 11)". " … l’homme livré à lui-même " croit bon de s’investir dans toutes sortes d’œuvres pour Dieu, s’imaginant que toute chose pour Dieu est bonne, pourvu qu’elle soit faite au nom du Seigneur Jésus-Christ. C’est une erreur. Cet investissement peut donner les apparences de la piété mais est dépourvu de l’onction. Le chrétien livré à lui-même, c'est-à-dire imposant sa propre volonté au Seigneur, s’imagine qu’il lui faut engranger activités sur activités pour porter d’avantage de fruit. Nous pouvons distinguer dans cette attitude la recherche du salut de Dieu par les œuvres, «… il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit ».

Nous sommes chacun d’entre nous une plantation de l’Eternel en Jésus-Christ "pour servir à sa gloire", et porter  "encore plus de fruit". Nous vivons des temps où l’Eglise est de plus en plus en recherche de nouvelles méthodes, de sensations, d’organisations, de programmes de toutes sortes, négligeant la nécessité d’être émondée pour porter le fruit que Dieu recherche avant tout: l’intégrité, la droiture, la crainte de Dieu, l’obéissance, "...le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, 23la douceur, la tempérance... (Galates 5:22)".  Elle oublie que porter plus de fruit demande une intervention toute particulière du Seigneur Jésus-Christ par Son Esprit et Sa Parole dans chaque cœur volontaire, afin de séparer âme et esprit. C’est une blessure et un mal indispensable. Que nous prêchions, que nous évangélisions, que nous prophétisions, ou tout autre service dans lequel nous sommes engagés, nous serons bien avisés de prendre garde à cet avertissement. Généralement, lorsque le Seigneur a pu opérer cette œuvre dans notre cœur,  nos yeux s’ouvrent et de notre bouche sortent les mêmes paroles que Job : "Oui, j'ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas (Job 42:3)". Une prise de conscience de ce que nous sommes vraiment jaillit et nous libère de nos illusions pour toujours.  Nous voulons être un sarment portant beaucoup plus de fruit, rien de plus, rien de moins, "alors Seigneur, use de ton « sécateur » pour la gloire de ton nom et que je puisse porter le fruit de ton Esprit d'une manière abondante". "C'est de moi que tu recevras ton fruit (Osée 14:8)". Et de rien ni de personne d'autre...

 

Frédéric

Les pierres « polies » de Dieu

biblefoiLes pierres « polies » de Dieu

" "Il prit en main son bâton, choisit dans le torrent cinq pierres polies.../... il s'avança contre le Philistin (1 Samuel 17:40)". "

Concernant l’affrontement avec " Goliath ", Il est incontestable que Dieu a conduit David à réaliser Sa volonté exactement comme il le fallait. Outre cette confrontation d’homme, c’était un combat spirituel, on y discerne  Satan s’opposant à Jésus-Christ et à Son Eglise en les défiant de toute son arrogance (1 Samuel 17:10). C'est le combat des siècles, la lumière contre les ténèbres, le bien et le mal incarnés. Tout a été coordonné des cieux afin d’obtenir une victoire certaine et définitive et ainsi glorifier le nom de l’Eternel. Les peuples devaient savoir qu’il y avait un Dieu puissant en Israël mais plus encore, le monde céleste attendait ce triomphe depuis l’aube des temps.

Des pierres ont été choisies avec soin à la place d’une armure inadaptée, puis placées dans une fronde au lieu d’une épée inefficace. Le succès ne pouvait souffrir de moyens humains. La victoire sur " Goliath " était déjà acquise dans les cieux mais il fallait que quelqu’un la manifeste sur la terre : David. Le terme " polies " a retenu mon attention car nous pouvons y voir ici le symbole parfait  des " vainqueurs ". Des hommes et des femmes qui ont accepté d’être " polis ", c'est-à-dire des chrétiens qui ont accepté durant toute leur vie de subir l’érosion de la croix dans leur vie afin de devenir un objet de victoire entre les mains du Seigneur Jésus-Christ. Ils ont subi une telle transformation dans leur nature profonde, qu’ils sont utiles aux yeux du Seigneur à la défaite de Satan, quoique paraissant inutiles et présomptueux aux yeux des gouvernants religieux "Je connais ton orgueil et la malice de ton cœur (1 Samuel 17:28)". Si Christ a déjà coupé ou écrasé la tête du serpent ancien, Ses vainqueurs doivent maintenant manifester sur la terre Sa victoire. Eux aussi, appelés et envoyés par la " fronde " du Christ pour terrasser Satan en manifestant Sa victoire par le Saint-Esprit.

 

Ces  " pierres  polies " sont ces pierres vivantes détachées du monde avec ses voies, ses motivations, ses buts, ses idées et imaginations de toutes sortes. Comme Paul, elles ont appris à souffrir le scandale de la croix,  "...le monde est crucifié pour moi, comme je le suis pour le monde (Galates 6:14)". Elles ont vu la croix  produire la mort en elles afin que la vie de Christ soit libérée dans sa pleine expression à travers. Plus question d’agir selon les critères de leur vieille nature, elles n’aspirent qu’à une seule chose : Que Christ soit pleinement à la première place. C’est un chemin douloureux et ça, elles l’ont compris et accepté. Leur crucifixion avec Christ met un terme à tout ce qui appartient à l'ancienne création, à leur " égaux ",  car leur seul objectif est de discerner la pleine pensée du Seigneur et de Le suivre partout où Il va, sans rien ajouter qui ne viendrait de leur propre fond. Ces vainqueurs ont de la " haine " pour les œuvres des Nicolaïtes, œuvres que Jésus hait aussi (Apocalypse 2 :6).

 

Les vainqueurs sont ces pierres vivantes  " ...choisies et précieuses devant Dieu", elles forment  " ... une maison spirituelle, un saint sacerdoce... », « ...agréables à Dieu par Jésus-Christ... (1 Pierre 2).  Elles ont été sorties du Jourdain "...choisit dans le torrent cinq pierres polies (1 Samuel 17:40)", par l’autorité du Seigneur comme pour être placées du côté de la terre promise, du côté de la vie de résurrection afin de pouvoir entrer dans le combat contre les dieux de Canaan. Il ne nous suffit pas d’avoir été sauvés et de jouir maintenant de la " manne " et de l’eau du " rocher " en cherchant simplement une vie chrétienne de bonheur sans combats ni souffrances, les vainqueurs savent intuitivement que ces choses excellentes ne sont pas une fin en soi. Ici, notre vision s’ouvre sur les réalités des gouvernants du pays de la promesse: non pas " …contre la chair et le sang, mais contre des principautés, des dominations et des pouvoirs (Éphésiens 6:12)". La conquête du pays de la promesse ne s’opère pas à coup de palabres évangéliques, de doctrines et de théories bibliques de systèmes religieux, fussent-ils les meilleurs, mais bien dans une prise de pouvoir en Christ sur l’ennemi. "Le Fils de Dieu est apparu afin de détruire les œuvres du diable (1 Jean 3:18)", et son soucis aujourd’hui est de former son " corps " au travers duquel Il pourra continuer son ministère. Il ne peut  régner que dans les chrétiens qui désirent s’unirent à Lui, quel qu’en soit le prix, afin de régner  sur la terre à travers eux sur  les œuvres du serpent. Il veut semer la confusion dans le camp de l’ennemi, cette marche contre le Diable se fait " au nom de l'Eternel des armées, du Dieu de l'armée d'Israël (1 Samuel 17:45)", au nom du Seigneur Jésus-Christ  "Car la victoire appartient à l'Eternel (1 Samuel 17:47)".

 

L’expression " pierres polies " fait référence à l’érosion de la croix dans notre vie, c’est le "dépouillement du corps de la chair (Colossiens 2:11)". Pour que Christ soit tout et en tous, nous devons être brisés afin qu'Il prenne la première place dans notre vie. Nous sommes souvent amenés jusque dans la poussière par le Saint-Esprit, accomplissant ainsi en nous la mort de la Croix. Il est vraiment indispensable que le Seigneur Jésus règne sur le terrain occupé par la chair, "Christ est tout et en tous (Colossiens 3:11)". La croix ce n’est pas uniquement la victoire sur le péché, mais également sur nous-mêmes.  "Ils l'ont vaincu …/…et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort (Apocalypse 12:11)". Il nous faut renoncer et renoncer encore à nous-mêmes et nous charger chaque jour de notre croix, c’est la condition sinequanone pour pouvoir espérer suivre le Seigneur (Luc 9:23). Comme pour Moïse, le Saint-Esprit doit avoir la possibilité de nous demander de nous déchausser de notre vieille nature pour marcher sur la terre sainte de La présence du Seigneur des Seigneurs (Exode 3:5). Tout autre élan spirituel de notre part ne sera que poursuite du vent, vanité spirituelle nous menant dans les voies d’Esaü le " profane " (Hébreux 12 :15). Il rejeta et méprisa les choses sacrées, les intensions de Dieu, au profit de sa justice-propre.
Frères et sœurs, une vie de conquête sur l’ennemi nous attend. Ne craignons pas alors la mise à mort de notre vieil homme, ne le laissons pas établir son règne despotique en nous, ne lui accordons aucune complaisance ni aucune indulgence ; acceptons la Divine érosion de la croix et devenons par la grâce de Dieu chacun et chacune des pierres " polies " à la gloire de son Nom. "Je vous écris, jeunes gens, parce que vous avez vaincu le malin (1 Jean 2:13)".

 

Frédéric