Suprême appel

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« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant (Romains 12:1). »
Avant les dons spirituels, avant les ministères, avant de conquérir le monde au nom de l'Évangile, avant d'envisager un service dans l'Eglise, avant toute chose, il y a un appel qui repose sur nos vies et qu’il nous faut vraiment percevoir avec les yeux de notre cœur :

    « Monte sur l'autel du sacrifice et de la consécration, offre toi, corps, âme et esprit, comme un sacrifice vivant. Mais pas en parole seulement, en actes et en vérité, par la grâce de notre Dieu. Et cela, tous les jours que Dieu te donne ! »

La base de notre offrande s’appuie sur Son droit ainsi que sur Son amour, au-delà de tout amour sentimental humain, et c'est un droit légal. Pour une offrande de cœur sans souillure, il nous faut absolument reconnaître ce droit légitime de Dieu sur nos vies.

« Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu (1 Corinthiens 6:19). »

Afin de pouvoir devenir « esclave de Dieu, » le Seigneur demande le don de notre vie toute entière, comme un vase, un temple, afin de devenir un membre de son propre corps : « donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice (Romains 6:13). » « Vous–mêmes, comme des pierres vivantes, édifiez-vous pour former une maison spirituelle, un saint sacerdoce, en vue d’offrir des victimes spirituelles, agréables à Dieu par Jésus–Christ (1 Pierre 2:5). »

Considérons quelque peu la consécration des Lévites, au chapitre 8 du lévitique. Quelle solennité !  C’est un sujet extrêmement grave traité par Dieu, imaginé et mis en forme par Lui. L’homme ne semble présent que dans la mesure où il devient volontairement l’objet du sacrifice. Il ne lui est demandé que l’obéissance et l’adhésion à l’œuvre de son Dieu, sans rien changer et sans rien ajouter aux préceptes divins. Aujourd’hui, dans la pensée de Dieu, notre consécration sur l’autel du sacrifice doit revêtir le même caractère sérieux et majestueux qu’à l’époque des Lévites.

Remarquons encore comment Moïse va s’abandonner aux commandements de Dieu : « L'Eternel parla à Moïse, et dit.../...Moïse fit ce que l'Eternel lui avait ordonné.../...Moïse dit à l'assemblée: Voici ce que l'Eternel a ordonné de faire.../...comme l'Eternel l'avait ordonné à Moïse.../...comme l'Eternel l'avait ordonné à Moïse. »
Nous avons la même réaction chez l’apôtre Paul : « Tremblant et saisi d'effroi, il dit: Seigneur, que veux-tu que je fasse (Actes 9:5). » La main de l’homme ici ne peut être aux commandes, tels sont est la prière et l’état d’esprit de tous ceux et celles qui aspirent à un total abandon entre Ses mains.

Ce n’est pas un jeu de rôle, une parodie biblique, encore moins une espèce d’engouement théâtrale. L’offrande de nos vies est un projet divin, répondant à des exigences particulières, étrangères aux hommes d’Eglise. Seul Dieu doit être à l’origine de ce concept, seul Dieu a le pouvoir de le réaliser en nous, et seul Dieu a la possibilité de mener ce « sacerdoce » à bien.

Monter par lui-même sur l'autel est impossible à l'homme, il lui faut l'aide du Saint-Esprit. Il y a la part du chrétien, et ensuite Dieu fait la sienne. La part du chrétien est  d'être animée de cet esprit d’obéissance, sans retour possible, sans contestation, et sans déroger d’un iota à la Parole. Il doit aimer la vérité et la poursuivre obstinément. Impossible pour lui de se conformer au siècle présent, il cherche à être  transformé par le renouvellement de l'intelligence, afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. Alors seulement le chemin de l’autel nous est montré, et c’est entièrement couvert par le sang de l’agneau que nous sommes introduits dans des profondeurs nouvelles.

La part du Seigneur Jésus-Christ sera de nous aider à nous installer sur l’autel, typifié par la croix. C’est par une œuvre de l’Esprit,  qu’une puissante et profonde identification avec Le Christ crucifié, se fera dans tout son être. Le chrétien désireux de s’offrir se verra inviter à se reconnaitre en Christ, à disparaître en Lui pour se retrouver dans Sa vie de résurrection. C’est cela, monter sur l’autel de la consécration, c’est cela s’offrir totalement comme un sacrifice vivant. C’est ne faire qu’un avec Christ, parce que cela se rapporte directement à Son œuvre en tant qu'holocauste. Et c’est cela qui nous rend agréable à Dieu.

Monter sur l’autel signifie expérimenter toute l’œuvre de la croix en Christ. S’offrir entièrement implique une mort à soi-même afin de ne plus chercher notre propre satisfaction mais celle de Celui qui nous a rachetés par Son sang. Un holocauste, c'est une offrande qui est complètement brûlée, qui disparait entièrement,  rien ne doit subsister, rien ne doit ternir le sacrifice. Le péché est dévoilé au plus profond des consciences et expié.
C’est en Lui et par Lui que nous pourrons  nous offrir, Jésus est le chemin ouvert par lequel nous expérimentons une vraie consécration. Nous acceptons le dépouillement des habits souillés de notre chair pour nous voir être revêtus d’un vêtement sacerdotal.

Lorsque cette offrande est régie selon les principes divins, alors seulement le feu peut descendre pour confirmer que l’offrande est acceptée. Car Dieu ne partagera pas sa gloire avec un homme, mais en tout point, c’est sur Son Christ régnant en nous qu’Il fera descendre son Esprit.  Si nous sommes devenus une même plante avec Lui, alors seulement nous bénéficierons  du même revêtement de puissance. Le feu fera de nous de véritables témoins de Jésus-Christ. Non pas d’une Eglise, d’un système, ou d’un groupe religieux, mais de la personne du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ.
C’est cela le véritable appel que Dieu forme sur nos vies, le reste demeure très important et biblique, mais néanmoins secondaire : « Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle (Romains 6:16-26). »

Frères et sœurs, nous qui cherchons à rendre à Dieu un culte raisonnable, offrons-nous sans équivoque, à Celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au delà de tout ce que nous demandons ou pensons. Le feu du Saint-Esprit ne tardera pas alors à nous embraser pour Son unique gloire. Telle est  la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.

Frédéric

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