Souffrir patiemment!

biblefoi"Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion (Jacques 5:11)."

Bien aimés, la souffrance fait partie de la marche du chrétien et devrait être d’avantage abordée dans nos échanges spirituels. Cette réalité n’était pas étrangère aux premiers chrétiens : "Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu'il prie. (Jacques 5:13 )." Nous ne pouvons pas grandir dans la foi et la consécration sans souffrance, nous ne pouvons vivre un riche et vivant christianisme sans souffrance. " Il s'éleva un grand tourbillon, et les flots se jetaient dans la barque (Marc 4:37). " Obéir au Seigneur Jésus-Christ implique nécessairement de traverser des moments pénibles. Il y a une raison à cela.

Combien de fois ne nous sommes-nous pas déjà fait la réflexion que nous vivions des temps de fournaise après des temps de riche communion avec le Seigneur. Il est des moments où le Saint-Esprit nous attire et nous rapproche délicieusement de Sa Divine Présence et nous pousse délicatement à monter sur l’autel  de la consécration. C’est Son amour qui nous attire à Lui donner toute notre vie, à désirer une plus grande part de Sa Vie, à vouloir disparaître totalement et définitivement en Lui. N’est ce pas ? Et quelle n’est pas notre surprise d’expérimenter les jours suivants : fournaises et tempêtes occasionnant dans notre cœur une véritable souffrance.

Chers frères et sœurs, dans le cadre de la consécration, les difficultés que nous pouvons traverser ne signifient nullement que Dieu est absent, ou que nous avons péché, ou qu’un quelconque jugement divin nous atteint.
Mais alors d’où vient donc cette souffrance et qui est-elle, quel est son but ? Il nous est impossible de faire le tour de la question mais nous savons qu’une des raisons principales de la souffrance est simplement l’exaucement de nos prières de consécration. Lorsque nous accomplissons notre part en montant sur l’autel de la consécration et que nous désirons sincèrement nous y installer pour plaire à Dieu, il nous faut comprendre qu’ensuite Il va accomplir la Sienne. Il faut que le feu descende et vienne purifier le sacrifice de nos vies car rien de l’homme ne peut satisfaire Son cœur et rien de notre vieille nature ne peut Lui être agréable.

Le problème que Dieu rencontre, c’est que lorsque les premières flammes viennent « lécher » notre corps et que la douleur se fait ressentir de plus en plus forte, notre réflexe incrédule est de descendre de l’autel prétextant toutes sortes de bonnes raisons dites spirituelles. Les amis de Job prêchaient de bons arguments religieux pour détourner Job de sa patience, des arguments très intéressants mais pas du tout adaptés. Attention à nos pensées mensongères, elles proviennent de notre peur. Les disciples dans la barque s’interrogeaient eux-aussi sur la miséricorde et la compassion du Seigneur, "Maître, ne t'inquiètes-tu pas de ce que nous périssons? (Marc 4:38)." Il est vrai que ce n’est pas facile de patienter dans l’épreuve lorsque nous croyons que Dieu ne fait rien, surtout lorsque la barque de notre vie se remplie dangereusement d’eau. Ils sont descendus de l’autel par manque de foi, "Puis il leur dit: Pourquoi avez-vous ainsi peur? Comment n'avez-vous point de foi? (Marc 4:40)," et ont même « ordonné » à Jésus d’arrêter la tempête. Ils ne se doutaient pas que cette prière incrédule contrariait l’œuvre du Seigneur et repoussait leur formation spirituelle. La souffrance rebute les chrétiens charnels, ils ne distinguent pas que quelque chose au profond d’eux-mêmes doit aussi « périr » dans les flammes de la fournaise. L’exaucement de notre désir d’échapper à la souffrance ne signifie pas que Dieu est d’accord avec nous. " Si quelqu'un veut venir après moi, dira le Seigneur, qu'il renonce à lui-même et à toutes ses revendications, qu'il se charge de sa croix, et qu'il me suive, sans la négliger (Matthieu 16: 24). " Mais dans Sa bonté, Il va cependant user de patience… Nous devons apprendre à ne plus fuir mais à affronter les éléments déchainés à l’image de notre Maître: " Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. (Matthieu 26:39)".

La bonne attitude est d’abord de bien comprendre  que le Seigneur ne veut pas nous abandonner dans nos situations déplaisantes et qu’Il marche avec nous du début à la fin, même si nous n’en avons pas conscience. Ensuite il est bon d’imposer à son âme le calme et le silence afin de pouvoir discerner que la souffrance, si elle n’est pas notre amie n’est pas pour autant notre ennemi. Il nous faut la voir plutôt comme une alliée et une opportunité à être élevé en gloire ; un moyen pour Dieu de purifier toutes les « scories » de nos vies afin d’agréer notre sacrifice. Et enfin, la bonne attitude sera de nous abandonner entre les mains du Maître et de traverser par la foi patiemment toute forme de souffrance car Celui qui nous dit : "Passons à l'autre bord (Marc 4 :35)," a aussi le pouvoir d’accomplir Sa Parole. Facile à dire me direz-vous mais pas impossible car tout est mesuré. "Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine, et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au delà de vos forces; mais avec la tentation il préparera aussi le moyen d'en sortir, afin que vous puissiez la supporter  (1 Corinthiens 10:13)." Il ne faudra pas longtemps pour que nous devenions comme Christ : "Homme de douleur et habitué à la souffrance (Esaïe 53:3)."

Souffrir patiemment nous libérera de tout ce qui contrarie l’œuvre de Dieu et nous entrainera dans une plus grande maturité spirituelle. Nous goûterons une bénédiction nouvelle dans une communion avec Lui, ignorée jusqu’alors (sans bien sûr rechercher et idolâtrer la souffrance). Après avoir livré nos vies en sacrifice (non pour les péchés car cela a été l’œuvre de Christ) dans un esprit de consécration, la souffrance provoquée par les flammes purificatrices engendrera un brisement indispensable propice à l’œuvre de Dieu. Alléluia. "Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance... Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, Il verra une postérité et prolongera ses jours; Et l'œuvre de l'Eternel prospérera entre ses mains (Esaïe 53:10)." Non, un chrétien désireux de plaire à son Dieu ne peut faire l’économie de la souffrance, c’est spirituellement impossible car c’est un exaucement de prière. C’est notre regard sur elle qui doit changer. Frères et sœurs, renonçons à nous-mêmes et ne descendons plus de nos « autels », ne cédons pas à la panique mais traversons, traversons, et traversons encore avec une foi ferme, Christ nous attend de l’autre côté : " nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment (Jacques 5:11)," " Il est bon d'attendre en silence… (Lamentations 3:26). "

Frédéric

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