Porter encore plus de fruit.

biblefoi" ...tout sarment qui porte du fruit, il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit (Jean 15:2)".

Vouloir porter plus de fruit n’est pas un désir anormal pour un chrétien normalement constitué.  Même si nous en portions déjà, l’Esprit du Seigneur nous y incite afin de glorifier le seul nom de l’Eternel. C’était le cas pour Job : " C'est un homme intègre et droit, il craignait Dieu et il se détournait du mal (Job 1:8). " Nous voyons ici que le fruit que Dieu attend est celui qui est en rapport direct avec le premier commandement. Aimer Dieu c’est obéir; pourtant Job va être émondé pour qu’il puisse en porter encore plus. Si nous  désirons porter de véritables fruits pour le Seigneur, ce n’est pas en augmentant la quantité de nos œuvres ou de nos efforts, mais en comprenant  la nécessité de supporter une taille rigoureuse dans notre vie de la part du Divin Vigneron. Il doit pouvoir couper et enlever tout ce qui est inutile et source d’interférence entre nous et Lui sous quelque forme que cela soit. Job portait un bon fruit, mais quelque chose en lui devait être émondé, séparé,  pour qu’il puisse encore progresser.

De nombreux textes de la Bible nous démontrent que le peuple de Dieu est une vigne de l’Eternel. L’Eglise est une vigne de l’Eternel et chaque chrétien est une vigne à part entière de Dieu, "Une plantation de l'Éternel, pour servir à sa gloire (Esaïe 61:3)". Le taillage de cette plantation est indispensable pour assurer sa survie et éviter la prolifération de feuillages  inutiles (il s’agit ici de l’esbroufe souvent envahissante et superflue dans nos vies chrétiennes). Notre nature humaine a tendance à laisser se développer anormalement une quantité de choses spirituelles et humaines inutiles au royaume de Dieu. Nous emmagasinons une somme importante d'activités, de plaisirs, de loisirs, de comportements religieux, de raisonnements bibliques,  prenant de la place en vain et annihilant ainsi le bon développement de notre marche chrétienne.

Or, ce n'est pas une croissance démesurée  et  à tout va que le Vigneron recherche, mais une production de fruits de qualité, moins nombreux mais de qualité. L’important n’est pas de se satisfaire soi-même par tel ou tel fruit, mais que le Christ le soit, et pour cela il nous faut expérimenter l’émondage nécessaire des choses superflues de nos vies. Il ne suffit pas d’être attaché au Cep, il nous faut être débarrassé de nos vanités. On ne peut y échapper ! Le mot grec original signifie : nettoyer, décrasser, enlever les impuretés, les saletés, tailler les vignes des pousses inutiles. Une âme et un esprit mélangés sont à origine de toutes ces impuretés, cela produit un « tohubohu » spirituel dans l’enfant de Dieu ; cela l’entraine à vivre  un christianisme religieux et austère. Cette confusion est fatale pour la vie spirituelle. Il faut absolument les séparer pour espérer retrouver la vie vivifiante du Seigneur.

Savez-vous que le « sécateur » de Dieu est tenu par Sa main pleine d’amour, de compassion, et de fidélité et que ce « sécateur » n’est autre que Son Esprit et sa Parole ? En règle générale, les deux agissent ensemble, la Parole étant l'instrument du Saint-Esprit, son épée (Éphésiens 6.17) pour émonder, couper et partager : "Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur (Hébreux 4:12)". Dieu seul a le pouvoir d’opérer cette œuvre chirurgicale, « et la circoncision c’est celle du cœur, selon l’esprit et non selon la lettre (Romains 2) », elle est d’ordre spirituelle. Aucune école biblique, aucune méthode, aucun système religieux n’est en capacité de nous faire atteindre cette position. C’est Son œuvre, « …il l'émonde… ».  La Parole de Dieu révélée en nous par le Saint-Esprit entame un processus de séparation entre le terrestre et le céleste, elle remet au fond de notre être les choses à leur juste place afin de nous donner la possibilité de reconnaître ce qui est psychique de ce qui est spirituel  et de porter « encore plus de fruit ». L’âme et notre esprit sont deux entités bien différentes qui doivent impérativement reprendrent leur place initiale d’avant la chute, " …une circoncision faite non de main d’homme, mais de la circoncision de Christ qui consiste à être dépouillé du corps de la chair, de l’homme livré à lui-même   (surtout dans le domaine spirituel) (Colossiens 2: 11)". " … l’homme livré à lui-même " croit bon de s’investir dans toutes sortes d’œuvres pour Dieu, s’imaginant que toute chose pour Dieu est bonne, pourvu qu’elle soit faite au nom du Seigneur Jésus-Christ. C’est une erreur. Cet investissement peut donner les apparences de la piété mais est dépourvu de l’onction. Le chrétien livré à lui-même, c'est-à-dire imposant sa propre volonté au Seigneur, s’imagine qu’il lui faut engranger activités sur activités pour porter d’avantage de fruit. Nous pouvons distinguer dans cette attitude la recherche du salut de Dieu par les œuvres, «… il l'émonde, afin qu'il porte encore plus de fruit ».

Nous sommes chacun d’entre nous une plantation de l’Eternel en Jésus-Christ "pour servir à sa gloire", et porter  "encore plus de fruit". Nous vivons des temps où l’Eglise est de plus en plus en recherche de nouvelles méthodes, de sensations, d’organisations, de programmes de toutes sortes, négligeant la nécessité d’être émondée pour porter le fruit que Dieu recherche avant tout: l’intégrité, la droiture, la crainte de Dieu, l’obéissance, "...le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, 23la douceur, la tempérance... (Galates 5:22)".  Elle oublie que porter plus de fruit demande une intervention toute particulière du Seigneur Jésus-Christ par Son Esprit et Sa Parole dans chaque cœur volontaire, afin de séparer âme et esprit. C’est une blessure et un mal indispensable. Que nous prêchions, que nous évangélisions, que nous prophétisions, ou tout autre service dans lequel nous sommes engagés, nous serons bien avisés de prendre garde à cet avertissement. Généralement, lorsque le Seigneur a pu opérer cette œuvre dans notre cœur,  nos yeux s’ouvrent et de notre bouche sortent les mêmes paroles que Job : "Oui, j'ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas (Job 42:3)". Une prise de conscience de ce que nous sommes vraiment jaillit et nous libère de nos illusions pour toujours.  Nous voulons être un sarment portant beaucoup plus de fruit, rien de plus, rien de moins, "alors Seigneur, use de ton « sécateur » pour la gloire de ton nom et que je puisse porter le fruit de ton Esprit d'une manière abondante". "C'est de moi que tu recevras ton fruit (Osée 14:8)". Et de rien ni de personne d'autre...

 

Frédéric

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